Les missions du poste

Établissement : Université de Lille École doctorale : Sciences de la Matière du Rayonnement et de l'Environnement Laboratoire de recherche : Laboratoire d'Optique Atmosphérique Direction de la thèse : Suzanne CRUMEYROLLE ORCID 0000000214915653 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-08-31T23:59:59 Les objectifs de cette thèse sont de (i) tester la méthodologie, d'autres sites instrumentés afin de proposer une méthodologie généralisable pour une meilleure contrainte globale des ACI, (ii) quantifier les sensibilités des propriétés microphysiques des nuages (concentration en gouttelettes, rayon effectif) aux variations des concentrations et de la composition chimique des noyaux de condensation des nuages (CCN) (iii) Évaluer la dépendance des interactions aérosols-nuages au contenu en eau liquide des nuages. L'analyse portera sur des nuages stratiformes de basse couche formés en conditions atmosphériques stables, en distinguant différentes classes de contenu en eau liquide (LWP). Les sensibilités ACI seront estimées via des relations logarithmiques entre propriétés nuageuses et proxy de concentration en CCN (diffusion lumineuse des aérosols). Cette thèse contribuera à : Réduire les incertitudes sur l'intensité des interactions aérosols-nuages en régime continental. Proposer un cadre méthodologique transférable pour la contrainte observationnelle des ACI. Améliorer la représentation des effets indirects des aérosols dans les modèles climatiques. L'interaction entre les aérosols atmosphériques et les nuages (Aerosol-Cloud Interactions, ACI) constitue l'une des principales sources d'incertitude dans l'estimation du forçage radiatif anthropique et des projections climatiques. Les mesures au sol offrent une caractérisation précise des propriétés physiques, chimiques et optiques des aérosols dans la couche limite atmosphérique, mais restent spatialement limitées. À l'inverse, les observations satellitaires permettent une couverture étendue, mais présentent des incertitudes liées aux méthodes de restitution des propriétés microphysiques des nuages. Le défi scientifique central consiste donc à développer une méthodologie robuste permettant de combiner ces deux approches observationnelles afin de mieux contraindre les sensibilités ACI et de réduire les incertitudes associées. Une méthodologie a été développée au LOA (Crumeyrolle et al., soumis) pour colocaliser les mesures in situ aérosols et restitutions satellitaires des propriétés nuageuses. Les résultats récents ont permis de fortement trier les données en limitant l'étude à un nombre assez restreint de données (4% de la base de données initiale). Les variations relatives de la concentration en gouttelettes nuageuses et/ou du rayon effectif par rapport aux variations relatives du coefficient de diffusion des aérosols ont été estimés : ACIn 0,33 ± 0,35 (LWP 100), et ACIre 0,08 ± 0,10 (LWP 100). Ces valeurs sont cohérentes avec les études antérieures sur les stratus continentaux.

Le profil recherché

- Master en physique, télédétection ou sciences atmosphériques.
- Compétences analytiques dans le traitement de données scientifiques
- Maîtrise des langages de programmation/script (par exemple, Python)
- Maîtrise de l'anglais écrit et parlé

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